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Paul-André Fortier

Paul André Fortier est né à la danse dans les années 1970 au cœur même de l’une des aventures chorégraphiques les plus novatrices du Québec et du Canada, celle du Groupe Nouvelle Aire, où se sont retrouvés nombre des créateurs les plus marquants jusqu’à aujourd’hui.

Avant même de chorégraphier, il s’est distingué immédiatement comme un interprète à la forte présence, élégant et raffiné. Il a été de tous les projets de cette période, ceux de ses maîtres et ceux de ses pairs (Édouard Lock et Daniel Léveillé, entre autres), avant de créer, en 1979, sa compagnie, devenue ensuite, Fortier Danse-Création. Il laisse également dans son sillage, la compagnie Montréal Danse, co-fondée avec Daniel Jackson en 1987. Durant dix ans, il fut professeur au département de danse de l’UQÀM.

Son parcours de chorégraphe fut d’emblée significatif. Il est le précurseur d’une théâtralité chorégraphique qui affichait haut et fort les tensions du monde contemporain dans une forme drue, exigeante et rigoureuse qui a pu inspirer toute une génération de chorégraphes ouverte au risque créateur. Et ce risque, il a toujours su le prendre lui-même. Au début des années 1990, il a tenté, de façon magistrale, l’aventure du solo, avec une trilogie (Les Males Heures (1989), La Tentation de la transparence (1991), Bras de plomb (1993)) à laquelle s’est jointe, par deux fois, Betty Goodwin. Suite à cette rencontre déterminante, Paul-André Fortier privilégiera des collaborations avec d’autres créateurs : l’artiste visuel Pierre Bruneau, le compositeur Alain Thibault, les artistes vidéo Patrick Masbourian et Takao Minami.

Toujours attentif à ce qui se passe en art aujourd’hui, notamment l’avènement du multimédia et des nouvelles technologies, il ne cède pas aveuglément aux caprices de l’époque et à la vague du « tout technologique », au contraire, il en a mesuré la portée symbolique et esthétique, dans ses projets les plus récents, notamment Tensions (2001), Lumière (2004) et le Solo 1X60- Un jardin d’objets (2006).

Il relance les dés en 2006 pour le Solo 30X30, une danse minimale, dénuée des artifices de la scène et résolument inscrite dans la cité. L’œuvre de trente minutes a été vue pendant trente jours d’affilée à Ottawa, Montréal, Yamaguchi (Japon), Nancy et Lyon (France), Newcastle upon Tyne et Londres (Angleterre), Bolzano et Rome (Italie), New York (États-Unis) et Liège (Belgique).

En 2008, invité par le Centre chorégraphique national - Ballet de Lorraine à Nancy, Paul-André Fortier créait Spirale, une œuvre pour douze danseurs, peu avant de présenter sa toute dernière création Cabane au Festival TransAmériques. À mi-chemin de la performance in situ et de l’installation, cette pièce rassemble autour d’une cabane modulable, le chorégraphe et l’artiste visuel/musicien/écrivain Rober Racine.

Son oeuvre, reconnue à l’international, est marquée par la recherche, le renouvellement et le désir de dépassement. Paul-André Fortier se définit comme « un homme qui danse », et se lance de manière récurrente des défis, tout en se fixant les plus hauts critères de qualité artistique.

Il a d’ailleurs été récipiendaire du prestigieux prix de chorégraphie Jean A. Chalmers, d’un prix Dora Mavor Moore et a été nommé Chevalier dans l'Ordre des Arts et des Lettres par la République Française. De 2003 à 2007, il fut chorégraphe en résidence à la Cinquième Salle de la Place des Arts de Montréal, et il est membre du Comité de parrainage du Grand Théâtre de Lorient (France), constitué lors de l’inauguration du théâtre en juin 2003. Son parcours l’aura amené à signer plus de quarante chorégraphies en 30 ans, présentées dans dix pays.

(Source: wikipedia)