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Jacques Godbout

(Montréal, le 27 novembre 1933 - ) Romancier, journaliste, cinéaste, essayiste, dramaturge et poète, Jacques Godbout obtient une maîtrise ès arts de l'Université de Montréal en 1954. Il se rend ensuite en Éthiopie où il enseigne le français pendant trois ans à l'Université d'Addis-Abéba.... À son retour en 1958, il devient publicitaire, avant d'entrer à l'Office national du film à titre de cinéaste-scénariste. Il y écrit et réalise de nombreux courts métrages, ainsi que quelques longs métrages (Kid Sentiment, La Gammick, IXE-13, YUL 871, Derrière l'image). La plupart de ses films ont remporté des prix dans différents festivals internationaux. Depuis 1987, il est éditeur et membre du conseil d'administration des Éditions du Boréal.

Jacques Godbout est également journaliste. Il a travaillé à Radio-Canada, où il fut animateur et il a collaboré à un grand nombre de revues et de journauxdont L'Actualité, Les Nouvelles Littéraires, Maclean's, Lettres françaises, L'Actualité, Le Jour, Cité libre, Parti pris, Vie des arts et Le Devoir. En 1959, il a participé à la fondation de la revue Liberté, en 1960, à la fondation du Mouvement laïque de langue française et, en 1968, à celle du Mouvement Souveraineté-Association, qui devait ultérieurement donner naissance au Parti québécois. Jacques Godbout a été l'un des fondateurs et le premier président de l'Union des écrivaines et des écrivains québécois.

Son œuvre littéraire est importante et plusieurs de ses romans ont obtenu de nombreux prix : le Prix Québec-Paris 1962, pour L'Aquarium; le Prix du Gouverneur général du Canada, en 1967, pour Salut Galarneau !; le Prix Dupau de l'Académie française en 1973 pour D'Amour, P.Q.; le Prix Duvernay 1973, le Prix Canada-Belgique 1978 et le Prix Athanase-David, en 1985, pour l'ensemble de son œuvre. Grâce à La Concierge du Panthéon, Jacques Godbout reçoit en 2006 le Prix Maurice-Genevoix, décerné par l'Académie française. En 2009, il reçoit un doctorat honoris causa de l'UQAM.

L'engagement politique de Jacques Godbout, semble coïncider avec sa grande verve, où littérature et disciplines sociopolitiques se greffent sans cesse les unes aux autres, avec humour et lucidité.

(texte: Katia Stockman, source: ILE)