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Le dehors, l’impossible et moi

Chaque mois, un intellectuel différent (psychanalyste, sociologue, philosophe, artiste, écrivain, etc.) se laisse habiter, envahir par le monde extérieur — dans le sens le plus indéfini du terme. À la fin du mois, il (ou elle) transforme en lui-même, puis dans la parole, ce dehors auquel il a offert son hospitalité. Depuis le silence, une voix surgit, seule avec le micro et ses fantômes. L’espace public, pour nommer celui-là, a peut-être ainsi la chance d’être interprété à nouveau, retraduit, avec un délai, en après-coup.

Mai 2007 selon Jean-François Bourgeault

Une chronique mensuelle
Avec Jean-François Bourgeault
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« ... le Marché de la poésie... la compulsion de la publication... la disparition du sacré dans la poésie contemporaine -- c'est-à-dire, au sens strict, étymologique de sacer (ce qui est mis en retrait, gardé en secret, ce qui ne participe pas forcément du monde de la parution et de la comparution)... quel peut être le devoir de fidélité que l'on peut avoir envers Blanchot dans une époque qui tend à mettre de l'avant une nécessité de la grégarité, de la promiscuité?... »