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Le dehors, l’impossible et moi

Chaque mois, un intellectuel différent (psychanalyste, sociologue, philosophe, artiste, écrivain, etc.) se laisse habiter, envahir par le monde extérieur — dans le sens le plus indéfini du terme. À la fin du mois, il (ou elle) transforme en lui-même, puis dans la parole, ce dehors auquel il a offert son hospitalité. Depuis le silence, une voix surgit, seule avec le micro et ses fantômes. L’espace public, pour nommer celui-là, a peut-être ainsi la chance d’être interprété à nouveau, retraduit, avec un délai, en après-coup.

Février 2008 selon Pierre Ouellet

1 Février 2008
Une chronique mensuelle
Avec Pierre Ouellet
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« ... j'écoute le journal télévisé pour voir comment l'histoire s'absente de jour en jour et nous laisse là, sur la rive du petit écran, au bord de l'image, hors champ, abandonnés à nous-mêmes, dans la non-histoire de nos vies, où la Grande Histoire s'accroche les pieds puis tombe et s'évanouit, les Grands récits finissent en petites chansons, en ritournelles, en rigodons : les petits airs qu'on siffle avant de s'endormir... la solitude est notre seule actualité. Elle est la virtualité de l'Histoire, la possibilité du temps par-delà le temps. Je m'en remets à elle. Elle perce tous les écrans... »