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Rencontres des écrivains du CRILCQ

L’une des principales raisons d’être du Centre de recherche interuniversitaire sur la littérature et la culture québécoises (CRILCQ) est de contribuer à une meilleure connaissance de la littérature et de la culture du Québec, tant par de grands travaux de synthèse que par la réflexion théorique sur la littérature et la culture contemporaines. Le CRILCQ se distingue de la plupart des autres centres de recherche universitaires par l'importance qu'il accorde aux écrivains dans ses activités régulières.

Espaces et lieux précaires

12 Mars 2009
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Radio Spirale

À l'occasion du lancement de Traverser montréal. Une histoire culturelle par la traduction (FIDES) de Sherry Simon et d'Espaces en perdition. Les lieux précaires de la vie quotidienne (PUL) de Simon Harel.

 

Au cours des années quatre-vingt-dix, de nombreuses études ont été faites au Québec qui se donnaient pour enjeu de mettre un terme aux discours qui opposaient identité et altérité, communautarisme et singularité de l’identité personnelle. Les notions d’hybridité culturelle, de métissage, de transculturalisme incarnèrent dans cette perspective autant de maître mots qui ont fait l’objet du discours scientifique des universitaires dans le domaine des arts et des lettres. Cette valorisation de la médiation, de « l’entre-lieu », même si elle fut justifiée, ne peut aujourd’hui faire abstraction d’une réflexion nécessaire sur les nouvelles expressions de la précarité, et la manière dont elle est traitée dans la littérature, à la fois sous l'angle des fragilités sociales et des réalités culturelles en mouvement. Il sera surtout question de Montréal, de ses lieux précaires, sites de traduction interculturelle et de conflits de langues.